Le Petit Forum Numérique

 

 

RAW :


C'est un format d'image, codé sous 12 bits, qui enregistre directement les informations délivrées par le capteur, donc une image brute et sans compression aucune (avec un poids important). Pour le lire il est nécessaire d'utiliser des logiciels dédiés. Ce format ne tient pas compte des différents réglages, hormis bien sûr de l'ouverture et de la vitesse, de l'APN, donc reprises parfois nécessaires à partir d'un logiciel de retouche. On dit que c'est un format non destructeur.

Voici reproduit ci-dessous et sans son aimable autorisation les explications d'Indigene :

 

L'intérêt c'est ça :
¦ on se fiche des paramètres tels que contraste, netteté, teinte et saturation et surtout balance des blancs. Tout ça se règle tranquillement après avoir pris la photo. Seuls la sensibilité, la vitesse et le diaphragme sont utilisés pour la prise de vue, comme en argentique.
¦ il n'y a aucune destruction suite à compression
¦ on peut mieux gérer les hautes lumières car les infos sont stockées en 12 bits au lieu de 8 et on peut éviter les surexposition en appliquant après coup une compensation d'exposition et il est possible d'appliquer différentes courbes de dématriçage (linéaire, film fort contraste, film faible contraste, normal)
¦ on peut pousser le développement en prenant des photos en compensation de -1 IL et en dérawtisant en +1 IL. Ça permet d'atteindre 6400 ISO sur un 300D "russifié".
¦ on gagne du temps en retouche car pour toute une série de photos on détermine les bons paramètres sur la première et ensuite on les applique sur toutes les autres prises dans les mêmes conditions. Il suffit ensuite de vérifier chacune d'elles, d'ajuster éventuellement un petit réglage, et de lancer la dérawtisation en tache de fond. En JPEG il faut les ouvrir une par une, enregistrer éventuellement un script afin de le réutiliser pour les autres ==> la galère.
¦ on bypass l'étape du post-traitement sauf une simple accentuation (ou contrastes locaux) ou recadrage. Le gain de temps est au final phénoménal.
¦ on peut faire plusieurs dérawtisations différentes à partir d'un même "négatif" RAW. Alors qu'en argentique une fois développé c'est terminé et on ne peut pas revenir sur le développement.
¦ la balance des blancs sera toujours parfaite même dans les pires conditions d'éclairage.
¦ on peut imaginer dans l'avenir de nouveaux logiciels capables d'exploiter encore mieux les RAW que les logiciels actuels. En JPEG on peut seulement faire de la retouche et sur ce sujet des logiciels comme Photoshop on fait leurs preuves. Les informations d'un JPEG sont connues et immuables et surtout limitées. La sortie d'un réducteur de bruit travaillant directement sur les RAW serait par exemple bien plus efficace que n'importe lequel ne traitant que les JPEG.
¦ Ça facilite le "first-editing" car on ne dérawtise que les images que l'on sélectionne et on peut conserver les autres en archive au cas où mais sans produire forcément l'image

les défauts :
¦ ça prend de la place (le double du JPEG). Il faut bien entendu conserver les originaux en RAW. Il vaut mieux générer du TIF pour ne pas perdre l'avantage de la non-compression. Tout cela demande beaucoup de place disque et beaucoup de CD
¦ ça peut saturer plus vite le buffer en rafale même si l'écriture d'un RAW est souvent plus rapide sur la carte car il n'y a pas l'étape de conversion RAW-JPEG qui est faite par le firmware de l'appareil. Les fichiers étant plus gros ça pénalise forcément.
¦ il faut un écran bien calibré


Quelques bons dérawtiseurs :
¦ capture one
¦ Bibble
¦ Rawshooter (gratuit je crois)

 

CopyRight INDIGENE le 25 Juin 2005  10h13  -  Reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur